Sweet Gobi Geolodge

   
Rencontre avec les Ă©leveurs nomades

Au pays des cinq museaux*, goûtez à la vie des éleveurs nomades. Le temps d’une pause, celui d’un jeu d’osselets, d’une tasse de thé chauffé sur le poêle ou d’un verre d’aïrag, appréciez l’hospitalité mongole. Découvrez leurs traditions et savoir-faire, préparation du feutre, le meilleur isolant au monde qui soit, et peignage du si précieux cachemire, court et chaud duvet dont les chèvres se parent aux grands froids de l’hiver mongol.

Si le cœur vous en dit, participez à la tonte ou à la traite des animaux et à l’heure du regroupement des troupeaux, restez béats devant l’habilité des cavaliers mongols. Si vous leur demandez, ils n’hésiteront pas à vous faire la démonstration d’une capture à l’urga**, un art dans lequel ils excellent.

Pour ceux qui se sentent l’âme de bâtisseurs, demandez une initiation au montage de la yourte. Pour ceux qui apprécient les expériences culinaires, ne repartez pas sans avoir préparé et dégusté quelques beignets (khuchuur, boorstog) ou ravioles (buuz), typiques de la cuisine mongole.

NOTES ARTICLES /
* moutons, chèvres, chevaux, chameaux et bovins (vaches, yacks – implantés au Vème siècle et khaïnag, race issue du croisement entre vaches et yacks)
** perche en bois au bout de laquelle est accroché un lasso


DĂ©couverte de la faune et de la flore

Depuis le gĂ©olodge Out of NowHere, sous la voĂ»te Ă©toilĂ©e la plus belle du monde (300 jours de soleil par an et aucune pollution lumineuse), vous pourrez observer en toute quiĂ©tude les Ă©toiles avec la longue-vue Swarowski Atm 80 Hd gracieusement mise Ă  votre disposition sur le gĂ©olodge Sweet Gobi. En journĂ©e, c’est Ă  l’observation de la faune, de la flore et des oiseaux que vous pourrez vous livrer aussi bien Ă  longue distance qu’à courte distance (dès 3m) et ceci par tous les temps et tous les soleils, la lunette offrant un très beau contraste d’image mĂŞme par forte luminositĂ©. Aussi lĂ©gère (295 g) que stable et disposant d’un oculaire grand angle couvrant un champ visuel de 42 Ă  1000 mètres, vous pourrez admirer le vol majestueux du vautour moine ou de la grue demoiselle, un des deux seuls oiseaux au monde qui peut voler Ă  plus de 8.000 mètres pour migrer et rejoindre l’Inde en passant par l’Himalaya ! La rĂ©serve de Batkhan Uul, situĂ©e Ă  quelques kilomètres de Sweet Gobi abrite de nombreuses espèces comme le TĂ©tras Lyre, le Faucon de l’amour ou le Cerf Rouge.

Pour des informations plus détaillées, nous vous recommandons de consulter le Wild Life Science and Conservation Center avec lequel nous travaillerons très prochainement sur un projet de recensement.

  Notre carte interactive: 47°08’06”N  104°12’10”E


Méharée dans les dunes d’Elsen Tasarkhai

À quelques pas de Sweet Gobi s’étend sur quelques dizaines de kilomètres Elsen tasarkhai*, « la dune parcelée », un des 33 « Gobi » ou « désert » de Mongolie. Aux mois de mai et juin ou encore en septembre, lorsqu’ils sont gras, préparés aux froids de l’hiver, partez à dos de chameaux, les chameaux de Bactriane, pour deux heures de randonnée au cœur de cette étendue désertique, amoncellement de particules de sable et de pierres arrachées à la montagne par le vent. Dans ce désert semi-aride où vivent faune et flore, laissez-vous enivrer par la plus emblématique des espèces endémiques vivant ici, le genévrier. Poussant en nombre, cette plante sacrée appelée « arts » parfume de ses effluves les dunes. Cueillie, réduite en poudre et bénie par les moines, elle est brûlée comme un encens sur les autels des monastères ou ceux, familiaux, des éleveurs nomades.

* Elsen tasarkhai. De Els = sable et tasrakh = couper, isoler, séparer. On doit ce nom à la route Oulan Bator/Karakorum qui coupe la dune en deux.

 Notre carte interactive: 47°15’11”N  103°54’20”E  


Chevauchée dans les dunes

Escortés par les meilleurs cavaliers du monde, partez pour une chevauchée dans l’oasis de Bayan Turuun. Au pas ou au galop, selon votre expérience, vous ferez connaissance avec ces animaux qui sont depuis toujours au cœur, si ce n’est le cœur, de l’histoire mongole. À leur gloire, on chante des chansons et le son des archets sur le « morin khuur », vièle à tête de cheval, instrument traditionnel mongol, est rythmé, rodé, érodé sur leur course dans la steppe. Pour parler d’eux, il existe ici mille noms, mille nuances. Pour leur parler, vous apprendrez un nouveau langage. Ici les cavaliers ne disent pas « Hue » mais « Tchuu », ils montent leur cheval debout, les pieds en appui sur de larges étriers et pour diriger l’animal utilisent non pas seulement les rênes, mais tout le poids de leur corps, en équilibre. Avec eux, vous soulèverez le sable des dunes, grimpant et descendant, et peut-être aurez-vous la chance d’apercevoir, un peu plus tard ou peu plus tôt, leur danse, savamment orchestrée, fruit d’une tradition millénaire, lorsqu’ils regroupent chaque jour pour la traite des juments et le soin des poulains les chevaux qui parcourent libres et en clan les étendues de la steppe.


Marche méditative autour du lac Tara

Dans cette oasis située à quelques 8 km de Sweet Gobi, au pied du mont Shiluut (1520m), faune et flore resplendissent sous le regard bienveillant de Tara, la mère créatrice, divinité bouddhique vénérée par les Mongols depuis la fin du XVIème siècle, date à laquelle le bouddhisme, institué religion d’état en 1260 sous le règne de Kubilai Khan, quitte la seule sphère aristocratique pour gagner, sous l’impulsion d’Altan Khan, l’attachement du peuple mongol. 

Entre dunes, roches semi-volcaniques et steppes verdoyantes, se dĂ©coupe ici sur fond de ciel bleu le vol des aigrettes et des grues qui peuplent le lac. Alentour paissent les troupeaux de nombreux Ă©leveurs nomades installĂ©s dans la rĂ©gion. Avec un peu de chance, vous apercevrez peut-ĂŞtre aux abords du lac, l’espace d’un instant, cerfs maral (Cervus elaphus), gazelles Ă  queue blanche, perdrix de Daourie, grue demoiselle et bien d’autres… Un lieu idĂ©al pour une halte rafraĂ®chissante après une excursion dans les dunes, une marche consciente au lever, coucher du soleil ou une journĂ©e d’observation.

 Notre carte interactive: 47° 15’55”N  103° 50’50”E  


Centre géographique de la Mongolie

C’est ici, non loin de la source Ovor Khoshoot, aux coordonnĂ©es 46°51’52” de latitude nord et 103°49’49” de longitude est, que se trouve le centre gĂ©ographique de la Mongolie, Ă©tabli par Sh. Shagdar en 1979. Aux addicts de la communication numĂ©rique qui n’auraient pas profitĂ© du voyage pour dĂ©crocher, c’est le moment ou jamais de twitter votre position gĂ©ographique Ă  vos amis ou de sortir vos appareils photo pour une pause devant la stupa qui indique l’endroit, Ă©tabli en zone protĂ©gĂ©e de 8,2 km2 en 1997.

 Notre carte interactive: 46°51’52”N  103°49’49”E  


Mémorial de l’Impératrice Mandukhaï

Femme de tête, figure féminine emblématique de la Mongolie, elle incarne encore aujourd’hui la force des femmes mongoles, Grandes et belles femmes qui arpentent en talons aiguilles la capitale Oulan-Bator et mènent à la ville comme à la campagne leurs affaires et leurs foyers avec détermination.

Veuve de Manduul Khan, mort en 1478, elle prend sous sa protection le jeune enfant Batu-Möngke, arrière grand-neveu de Manduul Khan, seul descendant de la lignée de Kubilaï Khan, petit-fils de Gengis Khan, dont le père a été tué dans une guerre fratricide avec son défunt mari, l’empereur Manduul. Elle intronise empereur le très jeune enfant sous le nom de Dayan Khan et l’épouse une fois devenu adulte. Régente, elle assure l’hégémonie des Khalkhas sur les Oïrats en soumettant à plusieurs reprises les Oïrats qui régnaient sans partage sur la Mongolie depuis le règne de Toghon et de son fils Esen Taidji.

Le principal tour de force de l’impératrice Mandukhaï, aura été d’unifier les tribus mongoles en réinstaurant la lignée gengiskhanide affaiblie dès le début du XVème siècle par des guerres intestines. Un film intitulé « Mandukhaï Setsen Khatan », Queen Manduhaï the wise, réalisé en 1988 par Begziin Baljinnyam d’après une nouvelle de Ts. Natsagdorj conte les exploits de cette héroïne qui mis à bas l’empire Talmouk fondé par Toghon et repoussa les Mandchous tout en donnant une descendance nombreuse à la lignée gengiskhanide dont Altan Khan, petit-fils de Dayan Khan qui étendra à la fin du XVIème siècle l’empire mongol jusqu’au lac Baïkal et la grande muraille de Chine, renouant avec l’âge d’or de Gengis et Kubilaï Khan.

C’est sur les lieux des terribles combats qu’elle a mené contre les Mandchous avec les tribus khalkhas réunifiées et les tribus pacifiées de la Mongolie du centre qu’une stèle a été dressée en son hommage lors du tournage du film « L’impératrice Mandukhaï la sage ». Pour vous, le temps d’un conte ou d’une pose en habits mongols, la conciergerie Out of NowHere Sweet Gobi peut vous servir au soleil couchant thé et gâteaux au pied des magnifiques rochers qui jouxtent la stèle..


Village et Musée de Burd / Burd Sum

Situé à 136 km au nord d’Arvaïkheer, la capitale régionale de l’Övörkhangaï et à 344 km à l’ouest d’Oulan Bator, Burd est l’un des 19 sums de la région Övörkhangaï. Le sum (division administrative de 2ème niveau) s’étend sur 2581 km2 et est réparti en 5 bags (sous-divisions de sum). Il compte 3 000 habitants et un peu plus de 200 000 têtes de bétail. N’oubliez pas en passant de visiter le Musée de Burd, un petit musée où arts stalinien et bouddhique se côtoient pour le plus grand des contrastes.

 Notre carte interactive: 46°58’57”N  103°47’07”E  


Lac Oguii / Oguii nuur

SituĂ© Ă  1337 mètres d’altitude, Oguii nuur est un lac d’eau douce de 25 km2 de superficie classĂ© zone RAMSAR (zone humide d’importance internationale) pour la richesse de sa faune. On y trouve de nombreux poissons, perches, brochets, ombres et carpe – sa capacitĂ© de rendement pĂŞche est d’une tonne par an ! – mais surtout beaucoup d’oiseaux migrateurs : grue et canard Ă  partir de fin avril, oie cygnoĂŻde – une espèce menacĂ©e, spatule blanche et pĂ©lican frisé…

A l’ouest du lac reposent les ruines du monastère de Shilin (Shilin khiid) datant du 17ème siècle ; et plus loin, sur la route de Karakorum, Ă  25 km au sud, au site de Khöshöö tsaidam s’élèvent deux monolithes, deux stèles tĂĽrkes, monuments funĂ©raires Ă©difiĂ©s Ă  la gloire des princes et frères, Bilge Khan (716-734) et Kultegin (685-731).

 Notre carte interactive: 47°47’08”N  102°48’58”E 


Monastères d’Erdene Khamba et d’Ovgön / Khambiin khiid & Övgön khiid

Au pied de la montagne Khögnö Khan dont le sommet culmine à 1967 mètres, le monastère d’Erdene Khamba invite à la prière. En partie restauré au début des années 90 lorsque le glas du communisme a sonné en Mongolie, il est composé de trois petits bâtiments accrochés au flanc de la colline, un temple où sont célébrés les offices et deux pagodes. L’une accueille un imposant moulin à prière, l’autre est consacrée au culte d’une divinité reconnue pour exaucer les vœux qu’on lui confie.

En contrebas gisent des ruines, vestiges de ce monastère voulu par Zanabazar, premier Bogdo Gegeen*, chef spirituel et politique de la Mongolie, né en 1635 à Shireet Tsagaan nuur, à quelques km de là. Reconnu saint, il est formé enfant au Tibet à l’une des traditions du bouddhisme qui se développe au XIIIème siècle, le lamaïsme. Premier représentant en Mongolie de la secte des Bonnets Jaunes, courant réformateur du bouddhisme qui inscrit la vie spirituelle des moines dans une tradition monastique, il créera à son retour en Mongolie plusieurs dizaines de monastères dont celui d’Erdene Khamba, bâti en hommage à son très cher précepteur tel que le nom du monastère l’indique, Khamba se référant à un titre monastique et Erdene signifiant trésor, joyau, chéri, bien aimé. Le monastère est détruit une première fois par un rival de Zanabazar, Galdan Boshigt, de la tribu des Oïrats, les mongols occidentaux ou « mongols des forêts » dont la tradition bouddhique plus ancienne (Vème siècle) des Bonnets Rouges ou moines errants s’oppose à celle des Khalkhas, les mongols orientaux ou « mongols des steppes » qui épousent la tradition bouddhique des bonnets jaunes. À nouveau détruit lors des purges soviétiques, au début du XXème siècle, le monastère est aujourd’hui gardé par une sœur bouddhiste.

À moins d’une heure de marche d’Erdene Khamba, sur les hauteurs de la montagne Khögnö Khan, s’étendent les ruines du monastère d’Övgön, l’ « ancien » monastère. Un sentier bordé par une forêt de bouleaux mène à cet emplacement d’où l’on peut admirer un des plus beaux panoramas de la région. Construit en 1640, l’ancien monastère est restauré par Zanabazar en même temps qu’il fait élever le monastère d’Erdene Khamba mais les guerres de religion entre Bonnets Rouges et Bonnets Jaunes, Oïrats et Khalkas, auront raison de son existence. Il est rapidement détruit et la centaine de moines qui y vivent sont massacrés. On raconte qu’ils auraient été attachés têtes-bèches autour d’une corde tels que le sont animaux en Mongolie, puis castrés et jetés de la falaise. Cet épisode sanglant donne son nom à la montagne où sont juchés les deux monastères, Khögnö Khan uul ou la sainte montagne des castrés, Khögnö signifiant castré et Khan, sacré.

Note : Bogdo Gegeen signifie « lumière la plus sainte/vénérable ». Dans la hiérarchie bouddhique des Bonnets Jaunes, le Bogdo Gegeen est la troisième autorité après celles du Panchen Lama et du Dalaï-Lama, l’autorité suprême. Ce titre n’est attribué qu’aux représentants mongols de la religion bouddhiste.

 Notre carte interactive: 47°24’34”N  103°41’45”E 


Shireet Tsagaan nuur, première capitale « Ourga »

C’est ici, à Shireet Tsagaan nuur, que naquit en 1635 Zanabazar, un homme érudit dont l’existence est inextricablement liée à la vie politique mongole du XVIIème siècle et à la fondation de la capitale mongole, « Ourga », capitale nomade, qui de Shireet Tsaggan nuur, son premier emplacement voyagera jusqu’à son emplacement actuel où elle perd en 1924, sous l’influence soviétique, son nom originel « Ourga » pour prendre celui d’Ulaanbataar ou Héros Rouge, « ulaan » signifiant rouge.

C’est depuis cette capitale Ourga que Zanabazar, premier Bogdo Gegeen, chef spirituel et politique de Mongolie, égal et « frère » du Dalaï Lama au Tibet, diffuse son influence et modèle le paysage de l’Övökhangaï et plus largement celui de la Mongolie en édifiant de nombreux monastères. On le dit être une émanation de Manjusri, « celui qui est noble et doux », boddhisattva incarnant la prajna (intelligence). À l’âge de quatre ans, il est proclamé saint par son grand père Gombodorj ; on lui confèrera plus de 14 vies antérieures, remontant jusqu’à l’un des disciples de Sakyamuni. Sa vie se déroule à un moment clé de l’histoire mongole : le pays est déchiré entre Oirats et Khalkhas, les ethnies guerroient les unes contre les autres. Trop faible pour faire face seul contre l’ennemi, il demandera de l’aide à la dynastie Mandchoue, avec qui il partage les mêmes convictions religieuses. Il fera ainsi rentrer le loup dans la bergerie, instiguant deux siècles de domination étrangère. Il meurt à Pékin en 1723. C’est à lui que l’on doit l’écriture Soyombo dont un des symboles flotte depuis 1921 sur le drapeau mongol.

.En 1930, un stupa commémoratif est édifié à Shireet tsagaan nuur sur les lieux de l’ancienne capitale Ourga. Il est détruit lors des purges et reconstruit en 1997. Sur les lieux de l’ancienne capitale Ourga sont trois petits lacs entourés des dunes de Mongol els et de la montagne Ikh Mongol au sud-est. L’endroit est typique des paysages propres au Gobi et au Khangaï, avec sable et lézards, coucous dans les arbres et hardes de cerfs dans les pâtures et bois alentours, avec toujours en toile de fond l’omniprésence, les senteurs, du genévrier sacré.

À faire, la visite du Musée des Beaux-Arts d’Oulan-Bator dit Musée Zanabazar, hommage à un homme reconnu pour son rayonnement sur la culture mongole.

 Notre carte interactive: 47°09’20”N  103°54’35”E